CEPII, Recherche et Expertise sur l'economie mondiale
L'impact budgétaire de 30 ans d'immigration en France : (I) une approche comptable


Xavier Chojnicki
Lionel Ragot
Ndeye-Penda Sokhna

 Points clés :
  • Nous de?veloppons une me?thode comptable qui de?sagre?ge le de?ficit public primaire entre la contribution propre a? la population des immigre?s et celle des natifs. Cette contribution nette est calcule?e comme la diffe?rence entre les taxes, cotisations et impo?ts divers qu’ils versent aux finances publiques et l’ensemble des be?ne?fices qu’ils en retirent.
  • Un des apports de cet article est de calculer cette contribution nette sur une pe?riode de temps relativement longue (1979-2011).
  • Nous montrons que la contribution nette des immigre?s a ge?ne?ralement e?te? ne?gative sur l’ensemble de la pe?riode, mais qu’elle n’a jamais e?te? a? l’origine du de?ficit primaire de la France. Leur contribution est toujours reste?e contenue en dec?a? de ±0, 5% du PIB (re?duit a? ±0, 2%, si on fait exception de l’anne?e 2011).
  • Cette relative neutralite? de la population immigre?e sur les comptes publics s’explique par une structure de?mographique favorable, qui compense leur moindre contribution nette individuelle.

 Résumé :
Cet article e?value la contribution nette de l’immigration aux finances publiques en France depuis la fin des anne?es 70. Nous de?veloppons une me?thode comptable qui de?sagre?ge le de?ficit public primaire entre la contribution propre a? la population des immigre?s et celle des natifs. Cette contribution nette est calcule?e comme la diffe?rence entre les taxes, cotisations et impo?ts divers qu’ils versent aux finances publiques et l’ensemble des be?ne?fices qu’ils en retirent. Un des apports de cet article est de calculer cette contribution nette sur une pe?riode de temps relativement longue (1979-2011). Nous montrons que la contribution nette des immigre?s a ge?ne?ralement e?te? ne?gative sur l’ensemble de la pe?riode, mais qu’elle n’a jamais e?te? a? l’origine du de?ficit primaire de la France. Leur contribution est toujours reste?e contenue en dec?a? de ±0, 5% du PIB (re?duit a? ±0, 2%, si on fait exception de l’anne?e 2011). Cette relative neutralite? de la population immigre?e sur les comptes publics s’explique par une structure de?mographique favorable, qui compense leur moindre contribution nette individuelle. La crise de 2008, compare?e a? la re?cession des anne?es 90, a eu des effets plus marque?s. Alors que les immigre?s expliquent 8,3% du de?ficit primaire par habitant en France en 1995 (comparable a? leur poids dans la population totale), cette part est de plus de 17% en 2011. Cette diffe?rence s’explique en grande partie par le fait que les actifs immigre?s ont e?te? beaucoup plus touche?s que les actifs natifs durant la crise de 2008, en particulier les moyennement et hautement qualifie?s. Les anne?es 2000 ont e?galement vue la contribution nette par te?te des immigre?s originaires de l’Union Europe?enne se de?grader sensiblement et rejoindre celle des immigre?s originaires de pays tiers.

 Mots-clés : Migration internationale | Finances publiques | Protection sociale

 JEL : E62, F22, H62


Articles et documents associés :

  • " L’impact budgétaire de trente ans d’immigration en France : une approche comptable", Revue Economique
  • CEPII Working Paper
    N°2018-04, avril 2018

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